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À Lille, l’État refuse de rétablir le contrat du lycée Averroès

Clara Delcroix-Garnier 2 min de lecture
À Lille, l’État refuse de rétablir le contrat du lycée Averroès

Le lycée Averroès, à Lille, restera hors contrat. Réunie ce jeudi 10 septembre à la demande du préfet des Hauts-de-France, Bertrand Gaume, la commission de concertation pour l’enseignement privé a suivi l’avis défavorable de l’État sur le rétablissement du contrat d’association, selon lejdd.fr.

Ce contrat liait l’établissement à l’État depuis 2008. Averroès était alors devenu le premier lycée musulman de France à en bénéficier. Il permettait notamment la rémunération des enseignants par l’Éducation nationale.

Un contrat retiré en 2023

La préfecture avait mis fin au contrat en 2023, après un rapport évoquant des enseignements à caractère salafiste et un manque de transparence sur une partie des financements du lycée. Cette décision avait été annulée une première fois par le tribunal administratif, avant d’être rétablie en appel. La cour avait considéré que les défenseurs de l’établissement devaient d’abord engager un recours administratif.

Deux recours ont depuis été déposés en juillet. Mais la nouvelle décision de la commission maintient Averroès hors contrat. Dans son rapport, le préfet justifie cette position par plusieurs griefs concernant les enseignements, les contrôles menés dans l’établissement, sa gouvernance et sa gestion financière, rapporte lejdd.fr.

Les services de l’État évoquent notamment des contenus considérés comme contraires aux valeurs républicaines dans un cours d’éthique musulmane. Le rapport préfectoral mentionne aussi des tensions lors d’inspections, des lacunes dans les ressources consacrées à la laïcité et aux autres religions, ainsi que des liens avec le centre islamique de Villeneuve-d’Ascq.

Une nouvelle étape devant la justice

La procédure n’est pas terminée. L’avocat d’Averroès a déjà saisi le tribunal administratif de Lille en référé afin de demander un nouvel examen de la légalité de la suspension du contrat. Le refus de l’État ouvre ainsi une nouvelle phase de la bataille judiciaire engagée autour du lycée depuis trois ans.

Source : lejdd.fr

Clara Delcroix-Garnier

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